
ENSI Erfahrungs- und Forschungsbericht 2011
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électrogènes mobiles. L’alimentation électrique
de l’instrumentation et la surveillance du niveau
de remplissage de la cuve ont été perdues dans
les heures qui ont suivi. Une injection alternative
d’eau était possible mais requérait des interven-
tions humaines.
Le circuit A de l’IC a été ouvert brièvement à deux
reprises dans la soirée (il aurait été fermé manu-
ellement 5 h après le début des événements sans
que le chef de quart en soit informé).
Le retour temporaire de l’éclairage et de
l’alimentation en salle de commande permettaient
de constater que le niveau d’eau dans la cuve était
de
+
200 mm au-dessus du haut de la hauteur ac-
tive (top of active fuel).
Le 11 mars à 20 h 50, le gouvernement a décidé
d’évacuer la zone de 2 km de rayon autour de la
centrale, en raison de la suspicion de dommages
au cœur vers 22 h 20 (qui a en fait été entièrement
dénoyé environ 4,5 h après le SCRAM). A 21 h 20,
l’évacuation a été étendue à la zone des 3 km, le
confinement dans les habitations dans un rayon de
10 km. L’accès au bâtiment réacteur a été condam-
né en raison d’un débit de dose trop élevé.
Vers minuit, la pression élevée imposait de recou-
rir à un éventage de l’enceinte de confinement. La
demande a été effectuée auprès des autorités à
01 h 30. Leur aval n’a été reçu qu’à 03 h 00, sous ré-
serve d’achèvement de l’évacuation de la population.
Le 12 mars au matin, le personnel de la salle de com-
mande a eu pour ordre de porter des masques de
protection individuels en raison de l’augmentation
permanente de la dose locale avant d’être évacué
vers la tranche 2. A ce moment, le gouvernement
ordonnait l’évacuation d’une zone d’un rayon de
10 km autour de la centrale.
Le 12 mars à 09 h 04 ont débuté les opérations
d’éventage qui ne pouvaient être achevées manu-
ellement en raison de débits de dose trop impor-
tants. Le déclanchement manuel a été remplacé
par des alternatives mécaniques.
Le 12 mars à 14 h 30 la pression du drywell dimi-
nue, soulignant le succès de l’éventage. Cette péri-
ode importante jusqu’à la réalisation de l’éventage
tenait de raisons techniques (préparation, appro-
visionnement du matériel ou entraînement) et de
raisons administratives (évacuation, communica-
tion et autorisation). Cet après-midi-là, les événe-
ments suivants se sont produits:
❚ 15 h 36, endommagement de la structure du bâ-
timent réacteur par une explosion d’hydrogène
dans sa partie supérieure.
❚ 18 h 25, évacuations obligatoire de la population
dans une zone de 20 km autour de la centrale et
volontaire dans un rayon de 30 km.
❚ 19 h 04, début de l’injection d’eau de mer.
❚ 19 h 55 et 20 h 05 autorisation du gouverne-
ment et de la NISA pour injecter de l’eau borée.
Cette action a débuté à 20 h 45. Elle a été re-
tardée en raison de sujétions d’ordre administra-
tif ou des déficits dans la communication. Cette
injection pourrait cependant avoir débuté avant
même l’aval des autorités.
L’alimentation électrique externe a pu temporaire-
ment être rétablie le 20 mars, l’éclairage dans la
salle de commande le 24 mars.
Figure 7:
Dommages sur site à
Fukushima Dai-ichi
(source: TEPCO).
Figure 8:
Schéma des doses
mesurées sur les
doubles portes du
bâtiment réacteur de la
tranche 1 les 11
et 12 mars 2011
(source: TEPCO).
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